Marseille, Juillet 2004, 21 chiots encore vivants sont sauvés par la SPA Marseille Provence lors d’une saisie judiciaire dans une animalerie du 14ème arrondissement. Le propriétaire a préféré tirer le rideau et s’enfuir avec la caisse plusieurs jours avant, laissant les animaux à leur triste sort. De nombreux cadavres sont trouvés dans un frigo en attente du passage de l’équarrisseur.
Gale, toux du chenil, diarrhées… des signes évidents de mauvais traitements, et de gros doutes sur l’âge réel de ces chiots importés des pays de l’Est après avoir transité par la Belgique.
Après plusieurs mois de soins, ils seront tous sauvés et adoptés.
Des faits similaires se produisent encore aujourd’hui et sont le lot quotidien des associations de protection animale.
Des animaux trop jeunes n’ayant pas atteint l’âge de deux mois ainsi que l’impose la loi, parfois non identifiés ni vaccinés, sont soumis à des conditions de transport lamentables (parfois plus d’une semaine).
Compte tenu des conditions d’hygiène, de l’absence de soins, du stress, et du fait qu’ils sont mal ou pas encore sevrés, ils tombent très souvent malades, et les pertes à l’arrivée sont considérables.
Combien d’acquéreurs se sont retrouvés avec un chiot mourant 48h ou une semaine après l’achat ?
Les animaux survivants, qui n’ont pas été sociabilisés par leur mère, ont bien souvent du mal à s’adapter à leurs acquéreurs. Suractivité, dégradation, peur, agressivité… Autant de troubles du comportement qui conduisent bien souvent ces animaux à finir abandonnés dans un refuge.
L’implantation de « grandes surfaces animales » dans les galeries commerciales n’arrange pas la situation et incite un peu plus les particuliers à céder à l’achat « coup de cœur » à la sortie du cinéma ou du restaurant. L’embarrassant cadeau est bien souvent abandonné quelque mois (quand ce n’est pas quelques jours) plus tard. Les traites de cet achat ne sont, certaines fois, pas encore payées.
Pour remédier à cette situation, nous préconisons ;
- D’interdire la vente d’animaux vivants dans le commerce et de la réserver aux seuls élevages professionnels agréés,
- De limiter ces élevages à des quotas de reproduction et de leur imposer des normes sanitaires et des normes de confort animal stricts,
- De renforcer les dispositions légales et les moyens de contrôles concernant les conditions d’importation d’animaux sur le territoire national,
- D’interdire la vente d’animaux par des particuliers au moyen des petites annonces,
- D’inciter les maires ne disposant pas de fourrière à respecter la loi au moyen de sanctions financières,
- D’encourager la création de fourrières intercommunales pour aider les plus petites communes à répondre à ces obligations,
- D’aider la création de refuges animaliers aux normes en collaboration et avec le soutien financier des collectivités locales.
ANITA D'